jeudi 6 mai 2010

Benoît Géhanne & Marion Delage de Luget






Benoît Géhanne est né en 1973 à Cherbourg. Il étudie la photographie et la gravure à l’E.N.S.A.D. et le design textile à l’E.N.S.A.A.M.A. Olivier de Serres. Il poursuit un travail plastique autour de l’image photographique, en jouant la photographie dans ses écarts et ses relations à d’autres médiums comme le cinéma, la vidéo, le dessin et la peinture. L'artiste expérimente les notions de stéréotypes liés à la production et à la post-production d’image. Par des gestes simples opérés sur les clichés photographiques, ses propositions mêlent des genres qui embrayent à un imaginaire à la fois intime et collectif ; telle l’incrustation du mot « fin » sur des photographies de vacances qui deviennent alors les extraits d’un dénouement cinématographique.

Son travail interroge l’image sur sa condition et son statut, entre document et fiction, entre autonomie plastique et séquence narrative. Il joue de situations où l’image est questionnée par les conditions d’exposition ainsi que par le jeu des titres ou des rapprochements avec des textes.

Expositions ; France : La générale en Manufacture, galerie AREA, galerie Episodique, La Maison des Métallos, Galerie Lendroit ; Allemagne : galerie S.W.A.T. Art ; Etats-Unis : Opal Gallery.

Il réalise et expose des vidéos en collaboration avec Marion Delage de Luget : Moca à Washington DC, Le Cube, L’Esag de Grenoble, Galerie du Midi à Arles, Gare au théâtre à Vitry / divers festivals : Vidéoformes, Loop pool, Strawberry Super 8 Festival, Filmer la Musique, IFCT, Urban Screen 2008.







Vidéo « Routine»

« Dans la série " Routine ", nous avons voulu provoquer un frottement entre le vécu très contextualisé d’une famille américaine et ce mot Griffe Raymond Voinquel ; griffe du réalisateur ; griffe du producteur "fin" qui, transcrit en russe, renvoie plutôt à la guerre froide, au cinéma soviétique … On assiste dans ces images à des évènements très ordinaires mais en même rituels, qui soudent la communauté, tels que la parade de la ville : dans une petite rue de San Diego, défilent les membres d’un club de foot, des majorettes, des pompiers, des policiers etc. Au départ, il y a surtout l’idée de s’amuser avec une narration minimale qui dit ironiquement, dès le départ, que "c’est fini", on a raté l’essentiel… » (la suite de l'entretien peut être lue dans « La mémoire est comme un mille-feuilles » sur www.lacritique.org)

(Benoît Gehanne & Marion Delage de Luget, interviewés par Yannick Vigouroux)

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